Equipe de recherche  Axe 1 – ARCHEOLOGIES DU LEVANT SUD

Fondé en 1952 en tant que « Mission archéologique française », le CRFJ a toujours reconnu à l’archéologie une place singulière dans ses activités de recherche. L’archéologie, et tout particulièrement l’archéologie pré- et proto-historique, joue un rôle déterminant dans l’intégration du Centre en Israël, tant dans ses rapports avec les institutions (l’Israel Antiquities Authority, liée au CNRS par une convention renouvelée en janvier 2015, reste le principal partenaire local du CRFJ) que dans le rayonnement des travaux de ses chercheurs dans le monde académique israélien.

L’archéologie plus qu’aucune autre discipline,  contribue à l’identité et à la visibilité du Centre dans le paysage académique israélien. Structurée par les missions archéologiques dont le Centre porte la responsabilité scientifique auprès de l’Autorité des Antiquités israéliennes (au nombre de six en 2016), elle s’y déploie également de manière pérenne grâce à la présence permanente de chercheurs, doctorants et post-doctorants, et à l’étude du matériel provisoirement entreposé au Centre et conduite par des chercheurs de passage.

 

 

L’ axe 1 – Archéologies du Levant Sud recouvre quatre programmes distincts :

  • La néolithisation du Levant Sud
  • Les traditions techniques du Levant Sud : nouvelles approches
  • Urbanisme et commerce au Levant Sud aux IIème et Ier millénaires
  • Le Royaume franc de Jérusalem : approche archéologique 

 

  1. La néolithisation du Levant Sud

Domaine d’excellence reconnue de la recherche française en Israël, l’archéologie néolithique reste la « marque de fabrique » du CRFJ. Trois missions contribuent au renouvellement des connaissances sur le processus de néolithisation au Levant Sud : la mission Mallaha-Eynan, en phase post-fouilles sur le Natoufien ; la nouvelle mission Nahal Efe sur le Néolithique pré-céramique (PPN) ; la mission Beisamoun sur la transition du viième millénaire entre Néolithique pré-céramique et Néolithique céramique, qui a effectué en 2016 sa dernière campagne.

  1. Les traditions techniques du Levant Sud : nouvelles approches

L’étude des traditions techniques du Levant Sud a pris une importance nouvelle dans les travaux conduits au CRFJ, grâce aux recherches de Valentine Roux en technologie céramique. En 2016, celles-ci ont consisté en l’analyse de données ethnoarchéologiques, récoltées précédemment dans le cadre d’un programme financé par l’ANR (DIFFCERAM), en collaboration avec le laboratoire informatique de l’Université Hébraïque de Jérusalem, d’une part, et dans l’analyse de deux collections archéologiques (céramiques du site de Megiddo datée de la transition Chalcolithique Final- début du Bronze Ancien I ; céramiques du site de Fazael 2, daté de la fin du Chalcolithique final), d’autre part.

  1. Urbanisme et commerce au Levant Sud aux IIème et Ier millénaires 

Si l’archéologie française a joué un rôle important dans le progrès des connaissances sur le Bronze ancien au Levant Sud, avec les fouilles de Tel Yarmouth dirigées de 1980 à 2009 par Pierre de Miroschedji, le domaine très actif en Israël des recherches sur le Bronze moyen et récent et sur l’âge du Fer avait été largement délaissé. C’est l’un des objectifs de la mission Tel Achziv, dirigée depuis 2014 par Ph. Abrahami (Université Lyon-2, MOM) et M. Jasmin (chercheur associé à l’UMR 8176) en collaboration avec Y. Thareani (Hebrew Union College), que de pallier à cette lacune.

  1. Le Royaume franc de Jérusalem : approche archéologique

L’histoire du Royaume franc de Jérusalem (1099-1291) a longtemps constitué un domaine d’excellence de l’école historique française avant de tomber en désuétude au cours des dernières décennies. Les études historiques sur l’Orient latin connaissent cependant un véritable renouveau (en Europe, aux Etats-Unis, en Israël). Cette dynamique de recherche procède d’un profond renouvellement méthodologique et documentaire, auquel l’archéologie apporte sans doute la contribution la plus décisive. Depuis 2012, le CRFJ soutient activement plusieurs missions archéologiques consacrées aux vestiges du Royaume franc en Israël et dont les travaux suscitent un grand intérêt auprès des archéologues israéliens en raison de l’excellence des équipes françaises, tout particulièrement en archéologie du bâti et en archéothanatologie.