De Yoann Morvan et Amandine Desille. De nombreuses municipalités israéliennes ont, ces dernières années, initié des projets de ‘branding’, recourant à des experts privés pour redorer leur image, attirer investisseurs, agents immobiliers et nouveaux résidents. Derrière et au-delà de ces slogans et logos, qu’en est-il ? En effet, ces stratégies revêtent un caractère parfois paradoxal, voire pour partie illusoire, lorsqu’elles sont utilisées par des localités « périphériques », telles les « villes de développement », au budget limité et souvent très dépendantes des aides de l’Etat. Nous analysons ici ce phénomène à partir du cas de Kiryat Gat, ville paupérisée qui avait été pensée comme centre urbain de la région agricole du Lachish, ancien fleuron de l’industrie du textile, et dorénavant des hautes technologies. Kiryat Gat fait ainsi figure d’exemple paradigmatique d’une forme de mal développement à l’ère de la « start-up nation ». Notre présentation s’appuie sur de nombreux supports visuels (photographies, extrait de film), de façon à mieux révéler à la fois le décor mis en place par ce « branding », mais aussi son envers…

Yoann Morvan est anthropologue de l’urbain, chargé de recherche au CNRS, basé à l’Idemec et associé au CRFJ. Amandine Desille est Membre associée Migrinter, Université de Poitiers Et School of Geography and Human Environment Tel Aviv University.

Pour consulter l’article en ligne : Kiryat Gat en crise d’image : high-tech et mal-développement en Isr…