{"id":136,"date":"2012-09-24T11:29:52","date_gmt":"2012-09-24T10:29:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crfj.org\/?p=136"},"modified":"2012-09-24T11:29:52","modified_gmt":"2012-09-24T10:29:52","slug":"la-soif-de-jerusalem","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.crfj.org\/en\/la-soif-de-jerusalem\/","title":{"rendered":"La soif de J\u00e9rusalem"},"content":{"rendered":"<p><strong>Vincent Lemire<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.crfj.org\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/livrelemire117155.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-137\" title=\"La soif de J\u00e9rusalem\" src=\"http:\/\/www.crfj.org\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/livrelemire117155.jpg\" alt=\"\" width=\"198\" height=\"278\" \/><\/a><br \/>\nESSAI D&rsquo;HYDROHISTOIRE (1840-1948)<br \/>\nParis, Publications de la Sorbonne, avec le soutien du CRFJ.<br \/>\nL&rsquo;histoire urbaine de J\u00e9rusalem aux XIXe et XXe si\u00e8cles, ensevelie sous les m\u00e9moires concurrentes, a fini par s&rsquo;effacer derri\u00e8re les conflits symboliques et nationalistes. Pour rompre avec une vision \u00e9troitement communautariste et g\u00e9ostrat\u00e9gique de la Ville sainte, pour en faire rejaillir la dimension profane et quotidienne sans perdre de vue l&rsquo;agencement de ses territoires, de ses monuments, de son relief et de ses citadins, Vincent Lemire a choisi de faire l&rsquo;histoire de la ville au prisme de la question de l&rsquo;eau. Perch\u00e9e \u00e0 plus de 700 m\u00e8tres d&rsquo;altitude, J\u00e9rusalem manque cruellement d&rsquo;eau potable, surtout entre les ann\u00e9es 1840, moment du d\u00e9collage d\u00e9mographique, et l&rsquo;inauguration en 1936 de la monumentale canalisation de Ras el-A\u00efn. La \u00ab soif de J\u00e9rusalem \u00bb devient d\u00e8s lors un enjeu majeur de l&rsquo;action publique, qu&rsquo;elle soit port\u00e9e par les autorit\u00e9s civiles et religieuses de la ville ou par les puissances internationales qui s&rsquo;en disputent le contr\u00f4le.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire de cette longue qu\u00eate hydraulique, domin\u00e9e tour \u00e0 tour par les arch\u00e9ologues et les philanthropes occidentaux, puis par les autorit\u00e9s imp\u00e9riales ottomanes et les \u00e9diles municipaux et enfin par les porte-drapeaux du projet sioniste et du nationalisme palestinien, s&rsquo;appuie sur l&rsquo;analyse de sources tr\u00e8s diverses et largement in\u00e9dites : archives de la municipalit\u00e9 ottomane et mandataire de J\u00e9rusalem, archives de l&rsquo;administration des waqf, archives imp\u00e9riales d&rsquo;Istanbul, archives consulaires et diplomatiques de Londres, Nantes et Paris, archives du mouvement sioniste \u00e0 J\u00e9rusalem, collections priv\u00e9es. Cette \u00e9tude pionni\u00e8re montre que la question hydraulique est un passionnant observatoire pour l&rsquo;histoire urbaine et dessine les contours d&rsquo;une nouvelle m\u00e9thode historique, l&rsquo;hydrohistoire, particuli\u00e8rement efficace pour comprendre des lieux satur\u00e9s de sens comme la ville de J\u00e9rusalem.<\/p>\n<p>Vincent Lemire, ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale sup\u00e9rieure de Fontenay-Saint-Cloud, est ma\u00eetre de conf\u00e9rences en histoire contemporaine \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Paris-Est Marne-la-Vall\u00e9e et membre du laboratoire \u00ab Analyse compar\u00e9e des pouvoirs \u00bb (EA 3350). Ses recherches actuelles portent sur J\u00e9rusalem et le Proche-Orient contemporain, l&rsquo;histoire environnementale et la patrimonialisation urbaine.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vincent Lemire ESSAI D&rsquo;HYDROHISTOIRE (1840-1948) Paris, Publications de la Sorbonne, avec le soutien du CRFJ. 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